- Architecture commune aux trois analyses
- Divergences entre les exigences
- Exemple : Résultat d’une analyse de matérialité intégrée (secteur d'activité Agriculture/Alimentation)
Trois sous-exigences des standards de B Lab convergent explicitement vers la même activité fondamentale : évaluer les impacts à travers l’ensemble des opérations et de la chaîne de valeur d’une entreprise afin de déterminer les impacts les plus significatifs de celle-ci, qui doivent être traités en priorité. Bien que MGPP 2.3 (analyse de matérialité), DH 2.1 (enjeux majeurs en matière de droits humains) et GEC 1.7 (évaluation de l’impact sur la nature et le bien-être animal) soient des exigences distinctes, les entreprises peuvent réaliser une seule analyse intégrée qui réponde à ces trois exigences – à condition que cette évaluation soit conforme aux critères de conformité spécifiques à chaque sous-exigence.
En effet, si l’entreprise réalise des évaluations distinctes, les sujets matériels qu’elle a identifiés au titre de la sous-exigence MGPP 2.3 doivent couvrir ceux identifiés au titre des sous-exigences GEC 1.7 et DH 2.1 (même si ce n’est qu’à un niveau général). Cet article explique comment mener une analyse de matérialité intégrée, à quoi ressemble l’architecture commune et en quoi les exigences divergent.
Architecture commune aux trois analyses
Les éléments suivants sont communs aux sous-exigences MGPP 2.3, DH 2.1 et GEC 1.7 :
La portée : Opérations et chaîne de valeur
La méthode de hiérarchisation : notation de la gravité et de la probabilité ; la gravité doit l’emporter sur la probabilité afin que les impacts de haute gravité et de faible probabilité ne soient pas systématiquement exclus
L'actualisation : évaluation réalisée au cours des 36 derniers mois (avec des révisions intermédiaires pour la sous-exigence MGPP 2.3)
Divergences entre les exigences
Si les trois évaluations sont menées conjointement, des documents supplémentaires peuvent être exigés à titre de preuve. Par exemple, des données de performance, des indicateurs d’impact et les outils utilisés pour identifier l’interface de l’entreprise avec la nature afin d’étayer le GEC1.7.
Exemple : Résultat d’une analyse de matérialité intégrée (secteur d'activité Agriculture/Alimentation)
L'exemple qui suit illustre la manière dont une entreprise pourrait documenter son évaluation intégrée. La gravité est notée de 1 à 5 (5 = la plus grave) ; la probabilité de 1 à 5 (5 = la plus probable).
Seuil de matérialité : un enjeu est considéré comme matériel si la note de gravité est égale ou supérieure à 4 (quelle que soit la probabilité), ou si la note combinée de gravité et de probabilité est égale ou supérieure à 6 et que la gravité est au moins égale à 3.
Note méthodologique relative au seuil : La gravité est notée selon le cadre UNGP/GRI 3 : ampleur (degré de gravité), portée (nombre de personnes concernées), remédiabilité (degré de réversibilité). La probabilité combine la probabilité d’occurrence et la fréquence. Les thématiques se situant en dessous du seuil sont documentées et suivies ; toute thématique relevant de la catégorie « non significative » pour GEC 1.7 (notamment l’eau, la biodiversité et les déchets) nécessite une explication écrite étayée par des preuves scientifiques.
Note importante : Les informations contenues dans cet article ne font pas partie des standards de B Lab et doivent être utilisées à titre informatif uniquement. Elles ne garantissent pas un résultat d’audit favorable. Toutes les décisions d’audit finales sont prises de manière indépendante par les organismes vérificateurs tiers indépendants qui travaillent avec B Lab. B Lab décline toute responsabilité quant aux actions, décisions ou omissions de ces organismes indépendants.
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