Mis à jour le jeudi 9 avril à 10h00
Cartographier les interactions de l'entreprise avec la nature
Évaluer : identifier les impacts environnementaux réels et potentiels
Hiérarchiser les impacts environnementaux les plus significatifs
Comprendre les impacts environnementaux d'une entreprise est une étape essentielle pour les gérer de manière responsable. Conformément à la sous-exigence GEC 1.7 de la thématique d'impact Gestion Environnementale et Circularité des standards de B Lab, les entreprises sont tenues d'identifier et d'évaluer leurs impacts environnementaux réels et potentiels les plus significatifs, tant dans leurs activités directes que dans leur chaîne de valeur. Dans le cadre de la sous-exigence GEC 1.7, les impacts environnementaux désignent les effets, positifs ou négatifs, que les activités d'une entreprise exercent sur l'environnement, aussi bien dans ses activités directes qu'à travers sa chaîne de valeur. L'attention porte en priorité sur les impacts négatifs.
Cette évaluation permet à l'entreprise d’identifier et de localiser ses interactions avec la nature, notamment les effets de ses activités sur le climat, l'eau, la biodiversité, l'utilisation des terres et des ressources, ainsi que les différentes formes de pollution environnementale, puis de hiérarchiser ces impacts. L'objectif est de développer une compréhension claire, structurée et bien documentée des impacts les plus significatifs de l’entreprise, afin d'orienter sa stratégie et de permettre son amélioration continue.
Le présent article propose une approche pratique pour mener cette évaluation et progresser vers la conformité avec la sous-exigence GEC 1.7 des standards de B Lab. Cette exigence s'applique aux entreprises de taille Moyenne, Grande, XL et XXL, dans tous les secteurs d'activité, à l'exception des entreprises de services à faible empreinte. Le guide s'adresse en premier lieu aux organisations dont les activités ou la chaîne de valeur sont susceptibles de générer des impacts environnementaux significatifs.
Pour évaluer les impacts environnementaux de l'entreprise, B Lab recommande de suivre une approche fondée sur les deux premières phases de la méthodologie LEAP de la Taskforce on Nature-related Financial Disclosures. L'approche LEAP de la TNFD recouvre un ensemble de questions plus vaste que les standards de B Lab : elle intègre également l'évaluation des dépendances, des risques et des opportunités liés à la nature, ce qui peut s'avérer utile, en particulier lorsqu'une analyse similaire est imposée par la réglementation. Les standards de B Lab, quant à eux, portent spécifiquement sur les impacts environnementaux et leur gestion. C'est pourquoi les standards de B Lab font référence à une version adaptée de l'approche LEAP de la TNFD.
Le périmètre de l'évaluation environnementale
Afin de satisfaire à la sous-exigence GEC 1.7, l'évaluation environnementale doit couvrir les activités de l'entreprise ainsi que sa chaîne de valeur. Ce périmètre est défini par les standards de B Lab afin d’assurer qu'aucun impact significatif n’échappe à l'évaluation, garantissant une cartographie complète des principaux risques et impacts environnementaux.
Le périmètre doit inclure :
Les activités directes, notamment :
les bureaux,
les sites de production,
les centres logistiques,
les points de vente.
Les activités en amont de la chaîne de valeur (selon le contexte) :
les matières premières,
les procédés de fabrication,
le transport et la logistique,
les principaux prestataires de biens et de services.
Les activités en aval, lorsqu'il existe un lien de causalité clair entre le produit ou service de l'entreprise et l'impact environnemental, et qu'il est raisonnable d'attendre de l'entreprise qu'elle comprenne et prenne en compte cet impact. Pour une entreprise de fabrication, cela peut inclure les impacts liés à l'utilisation d’un produit ou à sa fin de vie. Pour une entreprise du secteur de la construction ou du tourisme, les impacts en aval pertinents peuvent survenir au moment de la prestation de service auprès de sa clientèle.
Cartographier les interactions de l'entreprise avec la nature
Cartographier la chaîne de valeur
Établir la cartographie des activités de l'entreprise, y compris ses produits ou services en aval, et leur interaction avec les écosystèmes environnants. Dans le cadre de la sous-exigence GEC1.5, l'entreprise a déjà répertorié ses sites, leur localisation géographique et, le cas échéant, leur présence dans des zones écologiquement sensibles. Pour aller plus loin, cette étape invite l'entreprise à prolonger cette cartographie le long de sa chaîne de valeur, là où c’est possible, afin d’identifier les activités localisées dans de telles zones. La proximité de zones écologiquement sensibles et l’altération de la biodiversité peuvent accroître la gravité et la probabilité d'un impact.
Vous souhaitez en savoir plus sur l'évaluation des zones écologiquement sensibles ? Consultez l'article : ESC1.5: How to assess biodiversity impacts of your facilities.
Lors de la cartographie de sa chaîne de valeur, l'entreprise peut prendre en compte :
les étapes susceptibles de concentrer les impacts potentiels les plus significatifs,
les régions géographiques dans lesquelles elle opère,
les activités ou produits dont les interactions avec l'environnement sont susceptibles d'être les plus significatives,
tout lien direct entre le produit ou service et un impact environnemental donné.
Le niveau de détail de la cartographie doit être proportionnel à la taille, au secteur d'activité et à la complexité de l'entreprise. Il pourra être renforcé progressivement à mesure que de nouvelles informations sont disponibles.
Résultats attendus à l'issue de cette étape
À l'issue de cette étape, l'entreprise devrait disposer des éléments suivants :
un périmètre d'évaluation documenté,
une vue d'ensemble de sa chaîne de valeur,
un recensement des activités potentiellement situées dans des zones écologiquement sensibles,
une cartographie préliminaire des lieux où les impacts les plus significatifs sont susceptibles de se produire.
Ces éléments constitueront le socle des étapes suivantes, consacrées à l'identification et à la hiérarchisation des impacts environnementaux.
Évaluer : identifier les impacts environnementaux réels et potentiels
L'étape suivante consiste à identifier les impacts environnementaux réels et potentiels liés aux activités de l'entreprise et aux étapes les plus significatives de sa chaîne de valeur.
Cette étape a pour objectif de comprendre de quelle manière les activités de l'entreprise sont susceptibles de générer des impacts environnementaux négatifs, et à quels points de la chaîne de valeur ces impacts sont les plus susceptibles de se produire.
Analyser les impacts tout au long de la chaîne de valeur
Pour mieux comprendre de quelle façon les activités de l'entreprise et sa chaîne de valeur peuvent interagir avec les écosystèmes, quelles ressources naturelles sont utilisées et comment elles sont exploitées, il est recommandé aux entreprises de suivre les étapes suivantes :
Identifier les pressions environnementales : il s’agit dans un premier temps d’identifier les pressions exercées sur la nature par les activités de l'entreprise, c’est-à-dire de quantifier les ressources naturelles utilisées en tant qu'intrants mesurables (par exemple, l'eau, les terres) ainsi que les flux sortants quantifiables (par exemple, les émissions ou les déchets) qui affectent la nature.
Analyser leurs effets sur les actifs environnementaux : les entreprises peuvent ensuite analyser la façon dont ces pressions entraînent des modifications des actifs environnementaux, c'est-à-dire les composantes vivantes et non vivantes de la Terre (par exemple, la ressource en eau douce, les écosystèmes, les minéraux, les systèmes atmosphériques). À titre d'exemples : un torréfacteur de café de spécialité dont l'approvisionnement dans des régions en stress hydrique contribue à la réduction du débit des cours d'eau et à la disparition de la végétation riparienne ; une marque de mode durable dont les procédés de teinture textile rejettent des substances chimiques qui altèrent la qualité des eaux douces et affectent les écosystèmes aquatiques. À cette étape, il convient de prendre en compte les facteurs directs d'érosion de la biodiversité :
le changement d'affectation des terres et des espaces marins (perte d'habitat),
l'exploitation directe des organismes,
le changement climatique,
la pollution,
les espèces envahissantes ou exotiques.
Pour chaque étape incluse dans le périmètre de l'évaluation, l'entreprise peut examiner les questions suivantes :
Quelles activités se déroulent à cette étape ?
Comment ces activités interagissent-elles avec l'environnement local ?
Un point d'attention particulier consiste à évaluer les matières premières à haut risque : certaines matières premières sont-elles associées à des impacts environnementaux tels que la déforestation, une consommation excessive d'eau ou une pollution toxique ?
Quels impacts environnementaux directs et indirects pourraient être générés ?
Cette analyse doit couvrir à la fois les impacts réels (déjà constatés) et les impacts potentiels (susceptibles de se produire dans certaines conditions).
Sources d'information
Les sources utilisées pour identifier les impacts varient selon les entreprises. Certaines pourront s'appuyer sur des outils d'analyse de matérialité sectorielle ou des bases de données relatives à leur industrie. D'autres devront échanger directement avec leurs prestataires de biens et de services et collecter des données auprès d'eux, notamment lorsque les impacts liés à la chaîne d'approvisionnement sont matériels.
Conduire l'évaluation par phases
Les entreprises peuvent aborder l'évaluation de la chaîne de valeur de manière progressive :
Commencer par une première analyse globale, puis approfondir l’examen d'un nombre limité d'enjeux matériels particulièrement significatifs, en s'appuyant sur des outils accessibles au public ou sur des guides de matérialité sectoriels pour les autres impacts.
Réviser et mettre à jour l'évaluation au moins tous les 36 mois, en approfondissant l'analyse au fil du temps.
Intégrer le bien-être animal le cas échéant
Lorsque les activités d'une entreprise impliquent des animaux, la production d’intrants d'origine animale ou des impacts potentiels sur certaines espèces, le bien-être animal doit être intégré à l'évaluation environnementale.
C’est le cas, notamment, lorsque :
des animaux interviennent dans les processus de fabrication de l’entreprise,
l’entreprise a recours à des matières premières d'origine animale,
les informations sur les conditions de bien-être animal dans la chaîne de valeur sont limitées.
Dans le cas où l’entreprise ne dispose d'aucune information sur les conditions de bien-être animal dans ses activités et sa chaîne de valeur (au regard des cinq libertés fondamentales du bien-être animal), le bien-être animal sera considéré comme un impact matériel.
Mobiliser les sources d'information internes et externes
L'identification des impacts peut s'appuyer sur différentes sources d'information, telles que :
les données internes de l'entreprise (énergie, eau, déchets, émissions),
les informations communiquées par les prestataires de biens et de services,
les outils sectoriels ou scientifiques,
les études existantes,
les consultations avec les parties prenantes concernées.
Les entreprises ne sont pas tenues de disposer d'emblée de toutes les informations nécessaires. En revanche, elles doivent utiliser les meilleures informations disponibles et documenter les sources mobilisées pour étayer l'identification des impacts.
Ressources clés :
L'outil ENCORE et le SBTN Materiality Screening Tool fournissent des évaluations de matérialité pour un ensemble d’activités standardisées.
L'approche LEAP de la TNFD offre plus de détails et d'exemples.
L'outil Nature Compass recense plus de 70 outils dédiés à l'évaluation des impacts liés à la nature.
Résultats attendus à l'issue de cette étape
À l'issue de cette étape, l'entreprise devrait disposer des éléments suivants :
- une liste des impacts environnementaux négatifs réels et potentiels de ses activités,
- une liste des activités ou étapes de la chaîne de valeur à l’origine de ces impacts,
- un cadre permettant de hiérarchiser les impacts les plus significatifs à l'étape suivante.
Hiérarchiser les impacts environnementaux les plus significatifs
Tous les impacts environnementaux ne présentent pas le même niveau de pertinence. C'est pourquoi les standards portent sur l'identification de ceux qui sont les plus significatifs, sur la base de leur gravité et de leur probabilité.
Une fois les impacts environnementaux réels et potentiels identifiés, l'étape suivante consiste à déterminer lesquels sont les plus significatifs et requièrent une attention prioritaire de la part de l'entreprise.
L'entreprise peut recourir à des outils simples, tels que des matrices de hiérarchisation, ou à une analyse qualitative documentée, à condition que le raisonnement suivi soit clair et cohérent.
Un impact négatif réel sera considéré comme significatif selon sa gravité. Un impact négatif potentiel sera considéré comme significatif selon sa gravité et sa probabilité.
À noter que le changement climatique constitue un impact matériel pour toutes les entreprises. Il est traité plus en détail dans le cadre de la thématique d'impact Action Climatique.
Évaluer la gravité de l'impact
La gravité désigne le niveau de dommage qu'un impact peut causer. Pour l'évaluer, l'entreprise peut prendre en compte :
l’ampleur : quelle est la sévérité de l'impact ?
le périmètre : quelle est son étendue ?
la facilité de remédiation : dans quelle mesure est-il difficile à inverser ?
Les impacts entraînant des dommages sévères, durables ou difficilement réversibles sont généralement considérés comme les plus graves.
Évaluer la probabilité d'occurrence
Pour les impacts potentiels, il est important d'analyser la probabilité qu'un impact survienne.
Les catégories suivantes peuvent être utilisées :
Élevée = continu
Moyenne = régulier (de plusieurs fois par an à plusieurs fois par mois)
Faible = occasionnel (par exemple, uniquement durant une phase spécifique d'un projet)
La probabilité d’un impact peut être évaluée de manière qualitative ou quantitative, selon le contexte et les données disponibles. Elle peut s’exprimer en des termes descriptifs, tels que « probable » ou « très probable », ou par une valeur numérique sous la forme d’une probabilité (par exemple, 10 %) ou d’une fréquence (par exemple, une fois tous les trois ans).
De manière générale, les impacts dont la probabilité est élevée doivent faire l'objet d'une attention accrue. Par exemple, un impact lié à une activité quotidienne ou continue aura vraisemblablement une probabilité plus élevée qu'un impact lié à des événements peu fréquents. Toutefois, la gravité doit primer sur la probabilité, de sorte que les impacts les plus graves, même s'ils sont peu probables, restent prioritaires.
Documenter la hiérarchisation des impacts
L'entreprise est tenue de documenter :
les impacts identifiés,
les impacts considérés comme les plus significatifs,
les critères utilisés pour les hiérarchiser.
Cette documentation permettra de justifier pourquoi certains impacts sont traités en priorité dans la gestion environnementale de l’entreprise, et servira de base pour définir les actions, les objectifs et les plans d'amélioration.
Exemple de matrice de hiérarchisation des impacts
Les entreprises peuvent recourir à différentes approches pour hiérarchiser leurs impacts. Il n'existe pas de méthodologie unique applicable à toutes les entreprises. L'essentiel est que la démarche soit raisonnée, documentée et permette à l'entreprise de justifier pourquoi certains impacts sont considérés comme plus significatifs que d'autres.
De nombreuses organisations utilisent des matrices gravité-probabilité pour établir cette hiérarchisation. En voici un exemple.
Exemple de matrice de hiérarchisation des impacts
Cette matrice offre un moyen simple de visualiser les impacts qui nécessitent une attention accrue. En règle générale, les impacts combinant une gravité élevée et une probabilité élevée tendent à être les plus significatifs.
Adapter la méthodologie au contexte
La méthodologie de hiérarchisation des impacts pourra être adaptée selon la taille, le secteur d'activité et le niveau de complexité de l’entreprise. L'essentiel est que la méthodologie choisie soit cohérente, proportionnée, documentée et qu'elle explique clairement pourquoi certains impacts sont considérés comme prioritaires.
Résultats attendus
À l'issue de cette étape, l'entreprise devrait disposer des éléments suivants :
- une liste des impacts environnementaux hiérarchisés,
une explication claire des critères de hiérarchisation,
un cadre permettant de définir les actions, les objectifs et les stratégies environnementales de l’entreprise.
Ces impacts hiérarchisés constituent le socle de la gestion environnementale de l'entreprise dans le cadre des exigences de la thématique d'impact Gestion Environnementale et Circularité (GEC).
Documenter l'évaluation et préparer les livrables attendus
Les sections précédentes décrivent les étapes permettant de définir le périmètre de l'évaluation, d'identifier et de hiérarchiser les impacts environnementaux. La présente section réunit l’ensemble de ces éléments de manière concrète, et précise la manière dont l'évaluation doit être documentée afin de démontrer que la démarche de l’entreprise est raisonnée, cohérente et conforme à la sous-exigence GEC 1.7.
L'objectif n'est pas de produire un modèle spécifique de présentation de ces informations, ni de dupliquer des informations existantes, mais de s'assurer que l'analyse réalisée est clairement documentée et compréhensible par des personnes extérieures à l'organisation. La documentation doit permettre d'expliquer ce qui a été évalué, comment cela a été évalué, et pourquoi certains impacts ont été considérés comme prioritaires.
Éléments à documenter
De manière proportionnée à la taille, au secteur d'activité et à la complexité de l'entreprise, l'évaluation documentée doit inclure :
1. Une vue d'ensemble de la chaîne de valeur
Une description succincte (visuelle ou écrite) des principales étapes de la chaîne de valeur incluses dans l'analyse, indiquant les chaînons où des impacts pertinents ont été identifiés.
2. L’identification des impacts environnementaux
Un recensement des impacts environnementaux identifiés, indiquant :
une présentation de la démarche utilisée pour évaluer les impacts réels et potentiels,
les activités, procédés ou étapes de la chaîne de valeur où ils se produisent,
s'il s'agit d'impacts réels ou potentiels.
3. Une liste des impacts hiérarchisés
Une liste des impacts considérés comme les plus significatifs, précisant :
le type de chaque impact,
sa localisation,
l’approche et les critères adoptés pour établir la hiérarchisation des impacts (par exemple, la gravité et la probabilité).
4. Une liste des matières premières et produits à fort impact environnemental
Le cas échéant, l'entreprise doit identifier les matières premières et produits associés à des impacts environnementaux graves au sein de sa chaîne d’approvisionnement.
5. Une justification en cas de non-priorisation de certains enjeux
Si l'eau, la biodiversité et les déchets ne sont pas considérés comme des enjeux matériels, l'entreprise consigne par écrit les raisons de cette décision. Cette justification écrite :
s'appuie sur des preuves scientifiques crédibles,
est approuvée par la plus haute instance ou équipe de direction.
Ces éléments réunis doivent former une évaluation documentée expliquant clairement :
ce qui a été évalué,
comment l’évaluation a été réalisée,
quels impacts sont les plus significatifs,
pourquoi ils ont été priorisés.
Cette documentation sert de base pour définir les actions d'amélioration, établir les objectifs, gérer les impacts environnementaux et démontrer la conformité de l’entreprise à l'exigence GEC 1.7.
Tenir compte des informations issues de l'outil d'évaluation des risques (le cas échéant)
Lorsque l'entreprise a identifié des « impacts potentiels » via l'outil d'évaluation des risques de B Lab (EB 3.1), elle doit tenir compte de ces risques dans l'évaluation des impacts environnementaux.
On considère qu’une entreprise « tient compte » d’un risque lorsqu’elle :
- analyse en quoi le risque identifié est lié à ses activités ou à sa chaîne de valeur,
- détermine son degré de priorité, et le cas échéant, l’inclut dans l'évaluation des impacts les plus significatifs.
Tous les risques identifiés ne sont pas nécessairement considérés comme matériels. Toutefois, l'entreprise doit documenter la manière dont elle analyse chaque risque identifié et les décisions prises quant à son degré de priorité.
Mise à jour périodique et amélioration continue
L'évaluation des impacts environnementaux n'est pas un exercice ponctuel. Les entreprises sont tenues de la mettre à jour et de la renforcer périodiquement afin de s'assurer qu'elle continue de refléter fidèlement leurs activités, leur chaîne de valeur et les évolutions du contexte environnemental.
Afin de satisfaire à la sous-exigence GEC 1.7, l'évaluation environnementale doit avoir été réalisée ou mise à jour au cours des 36 derniers mois. De nombreuses entreprises choisissent de la mettre à jour plus fréquemment lorsque des changements significatifs surviennent, par exemple :
des modifications des activités de l’entreprise ou de sa chaîne de valeur,
l'introduction de nouveaux produits, marchés ou prestataires de biens et de services,
des évolutions du contexte environnemental ou réglementaire,
la disponibilité de nouvelles informations ou de données améliorées.
Au fur et à mesure que l'entreprise renforce ses pratiques de gestion environnementale, l'évaluation est également appelée à évoluer. Cela peut notamment inclure :
l'amélioration de la qualité des données utilisées,
l'élargissement du périmètre de l’évaluation,
l'approfondissement de l'évaluation des impacts les plus significatifs,
l'intégration de nouvelles sources d'information ou d'outils d'analyse,
le renforcement de l'engagement auprès des parties prenantes concernées.
De nombreuses organisations adoptent une approche progressive : elles débutent par une analyse globale et, au fil du temps, approfondissent leur évaluation des impacts prioritaires et des zones où le risque ou l’ampleur des impacts est la plus élevée.
Maintenir son évaluation à jour permet à l'entreprise de :
- prendre des décisions mieux éclairées,
- anticiper les risques environnementaux,
- orienter les actions d'amélioration,
- démontrer une approche structurée de la gestion environnementale dans le cadre des standards de B Lab.
Ressources complémentaires
Pour approfondir ce sujet, les ressources suivantes peuvent vous être utiles :
Environmental Stewardship and Circularity Impact Topic overview
Disponible en plusieurs langues.Gestion Environnementale et Circularité - Exemples de preuves
Disponible en plusieurs langues.
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